FORT BOYARD, Les Coulisses du Tournage

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  • Mis à jour le 03-07-2008


Reportages en 2007, chez les techniciens animaliers.....

Au petit écran, les tigres, scorpions, couleuvres et araignées de Fort Boyard sont la terreur des concurrents. Hors champ, ils deviennent les protégés de trois passionnés d'animaux et d'insectes.

par Frédéric LAURENT

Avant chaque tournage, des techniciens font un détour par l'animalerie, située au dernier étage du fort. L'un taquine Polo, le raton laveur, un autre caresse le chien Samson, le gros Matin de Naples à la face plissée, vedette dans la version française de Fort Boyard.

L'animalerie, c'est le quartier général de Guy et Anne DeMazure. Le couple travaille entouré de cages et d'aquariums grouillant de bestioles :

50 souris blanches, 15 migales (celles que nous appelons, à tort, des tarentules), 15 scorpions, 40 crapauds, 80 criquets pélerins d'Afrique, 100 cafards de Madagascar, 15 pythons, quelques dizaines de couleuvres et 30 000 mouches noires.

Au rez-de-chaussée, derrière la salle du trésor, Thierry Le Portier, alias Major, nourrit ses quatre tigresses : Yoko, Taïga, Indra et Marquise (une doublure au cas où l'une du trio tomberait malade). Leur nourriture : six à sept kilos de poulet par repas. «Nourrir les fauves avec du bœuf haché est une aberration!, s'exclame avec fougue le dompteur de fauves. On doit entretenir leur instinct de carnassier même s'ils sont en cage. »

Quand Guy, Anne et Thierry ne sont pas à Fort Boyard, ils voyagent aux quatre coins de la planète, accompagnant leurs protégés pour le tournage d'une pub ou d'un film. Pour L'Ours, Guy et Anne ont dressé deux oursons et Thierry a prêté un puma. Les alligators de Un Indien dans la ville appartiennent à Guy et Anne. Pour les besoins du film Astérix (qui met en vedette Gérard Depardieu et que l'on pourra voir sur nos écrans en 1999), le couple a fourni 450 migales, 60 serpents et 19 alligators.

Les fauves mis en vedette dans Roseline et les lions provenaient de la ménagerie de Thierry (qui possède une cinquantaine de félins). Mieux : le scénario de ce film, réalisé par Jean-Jacques Beineix en 1989, est inspiré de son histoire personnelle. Passionné de fauves depuis qu'il est adolescent, il a dû d'abord nettoyer les cages, dans un cirque de Marseilles, afin d'apprivoiser le vieux dompteur et le convaincre de lui transmette son savoir. Félindra (Monique de son vrai nom) a approché Thierry de la même manière. «Il n'y a pas d'école où l'on peut apprendre à dompter des fauves. C'est un art qui se transmet de dompteur à dompteur.»

Félindra devrait revenir à Fort Boyard l'an prochain. Comme dans la complainte du Phoque en Alaska, elle est partie gagner sa vie dans un cirque, aux États-Unis.



Article ajouté le 2007-09-09 , consulté 74 fois

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